Author: Dr Xavier Tenorio

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Techniquement appelé « abdominoplastie », cette intervention a pour but d’enlever la peau distendue, cicatricielle ou vergeturée, située entre l’ombilic et le pubis, tout en retendant la peau saine périphérique.

On peut y associer dans le même temps le traitement d’une surcharge graisseuse localisée par lipoaspiration et le traitement de lésion des muscles abdominaux sous-jacents.

Définition et avant-propos
Les disgrâces qui affectent la paroi abdominale sont particulièrement mal ressenties et mal vécues. L’apparition de la lipoaspiration a transformé cette chirurgie. Elle permet en effet de réduire l’importance des interventions et les cicatrices résiduelles.
Dans ce domaine, il n’y a pas une seule technique qui puisse être appliquée à tous les cas. Il convient de bien analyser plusieurs paramètres : état de la peau, importance de la surcharge graisseuse, tonicité des muscles abdominaux, morphologie générale de la patiente ou du patient : la stratégie sera adaptée selon chaque cas.
Schématiquement, en présence d’une demande de correction chirurgicale de la paroi abdominale, plusieurs options sont envisageables:

  • une lipoaspiration abdominale isolée
  • une mini-abdominoplastie
  • une plastie abdominale ou abdominoplastie avec ou sans lipoaspiration

La lipoaspiration abdominale isolée
Se reporter à la Fiche d’information concernant la lipoaspiration.

Les plasties abdominales
Chaque fois qu’il existe des lésions importantes de la peau, avec une distension notable, des vergetures nombreuses, voire des cicatrices, la lipoaspiration isolée sera insuffisante et il faudra recourir à une plastie abdominale.

Objectifs et principes
Le but d’une telle intervention est d’enlever la peau la plus abîmée (distendue, cicatricielle ou vergeturée) et de retendre la peau saine périphérique.
On peut y associer dans le même temps le traitement d’une surcharge graisseuse localisée par lipoaspiration et le traitement de lésions des muscles abdominaux sous-jacents (diastasis, hernie).

L’abdominoplastie la plus habituellement réalisée consiste à pratiquer l’ablation d’un large fuseau de peau, correspondant à toute ou à une partie de la région située entre l’ombilic et le pubis. La peau sous-jacente, saine, située en règle générale au-dessus de l’ombilic, sera redrapée vers le bas, de manière à reconstituer une paroi abdominale avec une peau de bonne qualité. L’ombilic est conservé et replacé en position normale, grâce à une incision faite dans la peau abaissée.

Une telle chirurgie laisse toujours une cicatrice plus ou moins longue et plus ou moins cachée, selon l’importance et la localisation de la peau lésée dont il a fallu réaliser l’ablation.

Le plus souvent, cette cicatrice est située au bord supérieur des poils pubiens et déborde plus ou moins loin dans les plis de l’aine. Sa longueur est prévisible avant l’intervention : le patient devra en être très clairement prévenu.

Avant l’intervention
Vous aurez un rendez-vous avec le Dr. Xavier Tenorio, FMH en Chirurgie Plastique et Esthétique. Les frais de la consultation seront déduits des frais chirurgicaux. Un bilan préopératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.
En cas de besoin, le médecin-anesthésiste sera vu en consultation, au plus tard 48 heures avant l’intervention.
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.

Types d’anesthésie et modalités d’hospitalisation

Types d’anesthésie
L’abdominoplastie nécessite pratiquement toujours une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement.
Une anesthésie locale peut être effectuée lors des excisions de peau et de graisse localisée uniquement dans la portion la plus basse de l’abdomen (mini-abdominoplastie).

Modalités d’hospitalisation
La durée d’hospitalisation varie de 1 à 5 jours. Une mini-abdominoplastie ne nécessite pas une hospitalisation en règle générale.

L’intervention
Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :

Le tracé des incisions, qui correspond à celui des futures cicatrices, a déjà été évoqué : il est en fait fonction de la localisation et de la quantité de peau lésée. En pratique, la cicatrice sera d’autant plus grande que la quantité de tissu à retirer est importante.

La graisse en excès est extraite par lipoaspiration et les muscles distendus sont remis en tension.

En fin d’intervention, un pansement modelant est confectionné.

La durée de l’intervention varie entre 90 minutes et 3 heures, selon l’importance du travail à accomplir.

Les suites opératoires
Il faut prévoir des pansements pendant une quinzaine de jours après l’intervention. Le port d’une gaine de soutien est conseillé pendant 2 à 4 semaines, jour et nuit. Il faut prévoir un arrêt de travail de 2 à 4 semaines.

La cicatrice est souvent rosée pendant les 2 à 3 premiers mois, puis elle s’estompe, en règle générale après le 3ème mois et ce, progressivement, pendant 1 à 3 ans. Elle ne devra pas être exposée au soleil avant 3 mois.

La pratique d’une activité sportive pourra être reprise progressivement à partir de la 6ème semaine postopératoire.

Le résultat
Il ne peut être jugé qu’à partir d’un an après l’intervention. Il convient en effet d’avoir la patience d’attendre le délai nécessaire à l’atténuation de la cicatrice et de réaliser pendant cette période une bonne surveillance au rythme d’une consultation environ tous les 3 mois pendant 1 an.
En ce qui concerne la cicatrice, il faut savoir que si elle s’estompe bien en général avec le temps, elle ne saurait disparaître complètement. A cet égard, il ne faut pas oublier que si c’est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, est le fait du (de la) patient(e).
Au-delà de l’amélioration esthétique qui est souvent appréciable, les plasties abdominales apportent en règle générale à la patiente ou au patient une amélioration très nette en ce qui concerne le confort. De plus, cette amélioration fonctionnelle et le mieux-être psychologique aident la patiente ou le patient dans l’ajustement de leur équilibre pondéral.
Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une chirurgie importante et délicate, pour laquelle la qualité de l’indication et la rigueur du geste opératoire ne mettent en aucune manière à l’abri d’un certain nombre d’imperfections, voire de complications.

Les imperfections de résultat
Le plus souvent, une plastie abdominale correctement indiquée et réalisée rend un réel service aux patient(e)s, avec l’obtention d’un résultat satisfaisant et conforme aux attentes. Cependant, il n’est pas rare que des imperfections localisées soient observées, sans qu’elles ne constituent de réelles complications.

Ces imperfections concernent notamment la cicatrice qui est parfois un peu visible, adhérente, voire asymétrique ou ascensionnée. Cette cicatrice peut, dans certains cas s’élargir, épaissir, voire devenir chéloïde.
L’ombilic peut être imparfaitement extériorisé et avoir perdu un peu de son naturel.

Enfin, en cas de tension excessive au niveau des berges de la suture, une ascension des poils pubiens peut être observée.

Ces imperfections de résultat sont en règle générale sujettes à un traitement complémentaire : « retouche » chirurgicale réalisée sous anesthésie locale ou anesthésie locale approfondie à partir du 12ème mois post-opératoire.

Les complications envisageables
Une plastie abdominale, bien que réalisée pour des motivations en partie esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique des risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.
Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin-anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.

Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un chirurgien plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement. En effet, des complications peuvent survenir au décours d’une plastie abdominale qui constitue la plus lourde des interventions de chirurgie plastique et esthétique.

Parmi ces complications envisageables, il faut citer :
Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien que globalement assez rares, sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence : port de bas anti-thrombose, lever précoce, éventuellement traitement anti-coagulant.
La survenue d’un hématome, fait assez rare, peut justifier une évacuation afin d’éviter une altération secondaire de la qualité esthétique du résultat.
La survenue d’une infection, fait peu fréquent, nécessitera un drainage chirurgical et un traitement antibiotique.
Il n’est pas rare d’observer à partir du 8ème jour postopératoire, la survenue d’un épanchement lié à un écoulement de lymphe et à un suintement de la graisse. Un tel épanchement doit parfois être ponctionné et il s’assèche en général sans séquelle particulière.
Une nécrose cutanée est parfois observée, en règle générale, limitée et localisée, plutôt fréquente chez les patients fumeurs. Les nécroses importantes sont en fait exceptionnelles. La prévention de ces nécroses repose sur une indication bien posée et sur la réalisation d’un geste technique adapté et prudent, évitant toute tension excessive au niveau des sutures.
Les altérations de la sensibilité de la paroi, notamment une diminution de la sensibilité prédominant dans la région sous-ombilicale, peuvent être observées : la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 3 à 12 mois au décours de l’abdominoplastie.
Enfin, on peut observer, notamment, chez les patient(e)s dont la peau est très lésée ou très cicatricielle, des phénomènes de retard de cicatrisation qui allongent les suites opératoires.

 

 

Conclusion
La chirurgie plastique et esthétique de la paroi abdominale a fait des progrès déterminants qui permettent aujourd’hui, dans un bon nombre de cas, de proposer une technique et une stratégie thérapeutique adaptées et de résoudre ainsi, soit par une simple lipoaspiration, soit par une mini-plastie abdominale, soit par une intervention plus importante, les principaux problèmes esthétiques liés à l’abdomen.

Au final, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une part d’aléas.
Le recours à un chirurgien plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et les compétences requises pour savoir éviter ces complications ou les traiter efficacement le cas échéant.

Abdominoplastie
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