Augmentation mammaire à Genève – Implants mammaires
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Information concernant augmentation mammaire Genève – Suisse.

Nouveau: Augmentation mammaire à Genève sous sédation et anesthésie locale, moins invasive, récupération courte et prix avantageux


1. Le type d’augmentation mammaire
2. Type d’implant ou prothèse mammaire
3. Position de la prothèse
4. Incision (axilaire, submamaire, aréolaire)
5. Contact, prise de rendez-vous
6. Prix
7. Blog ‘Breast augmentation Geneva’
8. Photos

Augmentation mammaire Genève

Author: Dr Xavier Tenorio

L’augmentation mammaire est la procédure chirurgicale la plus courante de mon activité après la liposculpture (lipoaspiration, transfert de graisse). En tant que chirurgien plasticien, je suis confronté à traiter un grand nombre de patients qui consultent pour des raisons diverses, y compris les problèmes de volume mammaire et forme. La plupart des ces problèmes proviennent d’une variété de situations telles que : le manque de développement pendant l’adolescence, une diminution excessive de volume après la grossesse, un développement anormal ou asymétrique, ou des déformations suite au traitement du cancer.

Ci-dessous j’ai regroupé les types de seins les plus communs, une petite explication technique et les différents traitements qui peuvent améliorer ou  traiter selon le cas.

Vous pouvez voir les différents types morphologiques et consulter les résultats avant et après  le traitement sur la base de la photographie.

 

1 – hypoplasie mammaire. (Seins de petit volume)

Augmentation mammaire Genève. Breast augmentation Geneva

Il est caractérisé par des seins de petit volume (bonet A -), le plus souvent avec un petit degré d’asymétrie. La glande mammaire est habituellement fibreuse au toucher (un peu dur). Le pôle supérieur du sein est mince en volume provoquant une grande insatisfaction en particulier lorsqu’il s’agit de s’habiller parce que les vêtements n’offrent pas de beaucoup de contact avec la poitrine. Le mamelon et l’aréole sont généralement de petite taille. Le pôle inférieur du sein est également très court. La distance entre le mamelon et le bord inférieur de la poitrine n’est pas habituellement supérieure à 4 cm  la distance normale étant  de 6 cm environ. La peau qui recouvre les seins est généralement peu élastique ce qui rend difficile de mettre des implants de grande taille.

Le traitement est relativement simple, une augmentation mammaire primaire peut être réalisée avec des implants mammaires ou par transfert de graisse de la même personne.

Selon les souhaits de la patiente, l’implant peut être rond ou avoir la forme d’un sein (anatomique). Personnellement, je préfère les implants en silicone avec une forme anatomique parce que je trouve qu’ils donnent un résultat plus naturel.

Les résultats sont impressionnants, la silhouette change radicalement. En fait, donner plus de volume à la poitrine provoque un changement visible au niveau de l’abdomen et la taille. Tous mes patients se souviennent du jour de la procédure comme un des jour où leur vie a changé.

Il est important de signaler que, lorsque on effectue une augmentation mammaire avec des implants chez une personne mince, le risque que l’implant soit palpable au pôle inférieur est accrue vu le manque de tissu mammaire a cet endroit. Donc, je utilise les implants qui ont une certaine consistance, afin d’assurer une agréable sensation à la palpation des seins après la chirurgie.

 

Augmentation mammaire Genève

2 – Seins de taille normale (augmentation mammaire simple)

Le volume est généralement approprié et peut avoir un degré plus ou moins grand d’asymétrie (bonet B ou C). Généralement les patients se présentent en raison du mécontentement du volume. Il est important de signaler que le volume des seins peut changer au cours du cycle menstruel. D’autre part il est difficile de juger correctement si le volume actuel est adéquat ou non, parce cette réflexion peut être subjective et dépend de l’origine ethnique et culturelle de la patiente. De ma part, lorsque à l’examen je constate que les seins de mes patients sont de volume adéquat, il est impératif  d’écouter attentivement quelles sont les motivations qui conduisent la patiente à avoir une augmentation mammaire. Lorsque le volume des seins est physiquement adéquat, le pôle supérieure est généreux avec au moins 3 cm d’épaisseur, l’aréole est entre 3.5 et 4 cm de diamètre et le pôle inférieur est d’environ 6 à 8 centimètres de longueur. Dans des seins avec un volume normal il ne devrait pas exister un excès de peau et glande mammaire  devant le pli sous-mammaire.

Normalement, ce type des seins peuvent bénéficier des implants mammaire anatomiques ou ronds, que je préfère insérer par l’intermédiaire d’une incision sous-mammaire, mais je peux m’adapter à la préférence de la patiente. Les résultats sont généralement très satisfaisants. Les seins sont d’aspect et forme très naturelle et l’implant est bien protégé derrière la glande mammaire et le muscle pectoral. C’est pourquoi il est peu probable que l’implant soit palpable de l’extérieur.

 

3 – ptose mammaire (affaissement des seins, affaissement de la poitrine)

Sont les seins qui ont plus de peau que la glande mammaire. En général, les seins deviennent ptosiques en raison d’une augmentation du volume pendant la grossesse et l’allaitement suivie d’une atrophie mammaire significative dans les mois qui suivent l‘arrêt de l’allaitement. Les seins tomberont aussi chez les femmes qui ont expérimenté une perte significative de poids, les patients obèses en particulier qui ont bénéficié de régimes, l’exercice ou la chirurgie d’obésité morbide. Enfin, les seins peuvent perdre du volume et projection en raison du processus de vieillissement normal.

Il existe trois types de ptose mammaire en fonction de l’endroit où se trouve l’aréole et le mamelon:

Ptose mammaire (affaissement des seins, affaissement de la poitrine) Grade I:

Le mamelon et l’aréole sont localisés au-dessus du pli sous-mammaire (sillon sous-mammaire)  qui correspond à la limite inférieure de la poitrine. Ce type de morphologie de sein est caractérisé par un important manque de volume au niveau du  pôle supérieur (mois de 2 cm). L’aréole et le mamelon se trouvent à l’endroit correct, c’est-à-dire au-dessus du sillon sous-mammaire. Le pôle inférieur du sein contient peu de glande mammaire et la peau pend devant le sillon sous-mammaire. En général, la distance entre le mamelon et le pli sous-mammaire est de 7 à 9 cm.

Dans ma pratique, la plupart des femmes atteintes de cette forme particulière des seins sont des femmes qui bénéficiaient d’un volume mammaire adéquat avant et pendant la lactation mais qui ont souffert d’une atrophie mammaire importante après la lactation. Une perte importante de poids sans grossesse peut aussi générer du sens avec une ptose de type I.

Le traitement le plus simple est la mise en place des prothèses anatomiques préformées avec un maximum de projection afin de combler l’excès de peau et élever ainsi l’aréole et mamelon. L’implant mammaire est habituellement placé dans la position ‘double plane’. Cette chirurgie est un véritable processus de restauration de la poitrine. Les résultats sont donc en général très satisfaisants. Dans tous les cas il est probable que l’implant soit palpable au pôle inférieur après la chirurgie.

Ptose mammaire Grade II:

L’aréole et le mamelon sont au même niveau que le pli sous-mammaire. Cette forme de sein se caractérise par un manque important du volume au pôle supérieur qui fait parfois voir les côtes. L’aréole et le mamelon ne sont pas sur le site adéquat, mais sont descendu au même niveau que le pli sous-mammaire. Le pôle inférieur contient peu de glande mammaire avec une importante quantité de peau, la même qui pend devant le sillon sous-mammaire de manière significative. En général, la distance entre le mamelon et le pli sous-mammaire est de 9 à 11 cm.

Le traitement consiste, comme dans le cas précédent à la mise en place d’une prothèse mammaire en silicone préformée (anatomique)  avec une projection maximale. Le but est de habiter le pôle inférieur qui est vide, monter l’aréole et le mamelon et remplir le pôle supérieur de façon élégante sans laisser un décolleté rond. Le succès se trouve en provocant un véritable «lifting» des seins. La période post-opératoire chez ces patientes est plus longue que dans les cas précédents, car il y a un surplus de peau au niveau du pôle inférieur, que normalement est corrigé de façon spontané quelques mois après l’intervention. Les résultats sont impressionnants et il n’y a pas de cicatrices visibles (voir les photos avant et après)

 

Ptose mammaire Grade III:

Le mamelon et l’aréole se trouvent par dessous le pli sous-mammaire. Cette forme de sein se caractérise par un excédent cutané significatif au point où l’aréole et le mamelon se situent par dessous du sillon ou pli sous-mammaire, habituellement regardant vers le bas. Le pôle supérieur contient très peu des tissus mammaires. La peau en excès dans le pôle inférieur de pends devant le sillon sous-mammaire de manière significative.

En été, les patients se plaignent d’irritation de la peau due à l’excès de peau. En plus il est difficile s’habiller car l’excèdent de peu peut s’enfouir a travers le bord inférieur du soutien-gorge.

Le traitement est plus complexe que dans le cas précédent. La première partie du traitement consiste à la mise en place d’une prothèse mammaire en silicone préformée (anatomique)  de base et hauteur adéquat, avec une projection maximale pour remplir le pôle supérieur et inférieur et remonter l’aréole et le mamelon. Malheureusement, la prothèse ne sera pas suffisante dans tous les cas pour achever l’effet désiré vu l’excèdent de peau.

Dans certains cas la peau doit  être retiré par une incision autour de l’aréole afin de permettre faire des cicatrices discrètes, mais dans d’autres cas on est obligés de retirés de la peau pôle inférieur et du sillon sous-mammaire comme dans le cas du traitement d’une réduction mammaire. En règle générale je préfère diviser ce traitement en deux opérations, de sorte que les risques soient moindres. Cependant, j’ai eu de très bons résultats seulement avec l’implantation de la prothèse et une réévaluation à 6 mois.

L’hypoplasie mammaire peut exister depuis la puberté ou apparaître plus tard, à la suite d’un amaigrissement important ou d’une grossesse suivie d’allaitement.

Une plastie mammaire d’augmentation (Augmentation mammaire) corrige le volume jugé insuffisant des seins par la mise en place d’implants. Les implants sont introduits par une courte incision cutanée, très discrète, qui peut être située soit sur l’aréole, soit dans la région de l’aisselle ou dans le pli sous-mammaire.

Définition et types d’augmentation mammaire

L’hypoplasie mammaire est définie par un volume des seins insuffisamment développés par rapport à la morphologie de la patiente. Elle peut exister d’emblée (seins petits depuis la puberté) ou apparaître plus tard, à la suite d’un amaigrissement important ou d’une grossesse suivie d’allaitement.
Elle peut être isolée ou associée à une ptose, c’est-à-dire un affaissement de la glande et une distension de la peau. Cette chirurgie à but esthétique ne peut être prise en charge par l’assurance maladie.


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Les types d’augmentations mammaires sont:
1. Augmentation par la mise en place d’une prothèse mammaire
2. Augmentation par transfer de graisse
3. Augmentation mammaire par injection de Macrolane®

Objectifs Augmentation mammaire Genève

Une plastie mammaire d’augmentation consiste à corriger le volume jugé insuffisant des seins par la mise en place d’implants (prothèses) derrière la glande mammaire.

Principes Augmentation mammaire

Tous les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe et d’un produit de remplissage. L’enveloppe est toujours constituée de silicone élastique (élastomère de silicone). Elle peut être lisse ou rugueuse (texturée).
En ce qui concerne les produits de remplissage, seuls sont autorisés le sérum physiologique et le gel de silicone car ils sont connus et utilisés depuis près de 40 ans.
L’implant est dit « pré-rempli » lorsque le produit de remplissage a été incorporé en usine (gel de silicone et/ou sérum physiologique). La gamme des différents volumes est donc fixée par le fabricant.
Les implants gonflables au sérum physiologique sont remplis par le chirurgien qui peut adapter dans une certaine mesure le volume de la prothèse pendant l’intervention.

La forme des prothèses mammaires joue un rôle très important lors d’une augmentation. Les prothèses peuvent être rondes ou anatomiques.

PROTHESES RONDES:

Utilisées depuis très long temps, elles sont en effet les prothèses le plus implantés à ce jour. Les prothèses rondes donnent de bons résultats dans la plupart des patinettes. Néanmoins, je trouve qu’elles peuvent faire un pôle supérieur trop visible sur les patientes minces.

PROTHESES ANATOMIQUES:

Conçues initialement pour la reconstruction mammaire, elles sont aujourd’hui largement utilisées pour les augmentations esthétiques. Les prothèses anatomiques sont pre-formées. Elles sont la forme d’un sein, plus mince au pôle supérieur qu’au pôle inférieur. Je pose des prothèses anatomiques depuis plusieurs années et je trouve que le résultat est très naturel, spécialement au niveau du décolleté.

 

 


Avant l’intervention.  Augmentation mammaire

Vous aurez un rendez-vous avec le Dr. Xavier Tenorio, FMH en Chirurgie Plastique et Esthétique afin de vous examiner et de répondre à vos questions. Les frais de la consultation seront déduits des frais chirurgicaux. L’emplacement de la cicatrice, la situation de la prothèse par rapport au muscle, le type et la taille de la prothèse seront décidés en consultation, en fonction notamment du contexte anatomique et des désirs exprimés par la patiente. On parvient ainsi, après un exposé clair des différentes méthodes, à choisir ce qui convient le mieux à chaque cas. Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions. Le médecin-anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
Outre les examens pré-opératoires habituels, il peut être utile de vérifier l’imagerie mammaire (mammographie, échographie). Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.

Types d’anesthésie et modalités d’hospitalisation

Types d’anesthésie
Il s’agit le plus souvent d’une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement.
Modalités d’hospitalisation
Une hospitalisation d’une journée est habituellement suffisante.

L’intervention. Augmentation mammaire

Chaque chirurgien adopte une technique adaptée à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :


Incision cutanée

L’implant est introduit par une courte incision située

  • soit sur l’aréole
  • soit dans la région de l’aisselle
  • soit dans le pli sous-mammaire


Position de l’implant

La loge qui est aménagée par décollement et dans laquelle la prothèse est implantée est située :

  • soit derrière la glande mammaire et devant le muscle grand pectoral
  • soit derrière la glande et derrière le muscle grand pectoral

Gestes associés

En cas de ptose mammaire (seins tombants, aréole basse), il est souhaitable d’associer un geste de réduction de l’enveloppe cutanée ce qui implique une rançon cicatricielle plus importante (péri-aréolaire, verticale).
Il est possible qu’un drain soit laissé en place quelques jours après l’intervention de manière à ce que le sang ou le liquide qui peuvent se collecter soient éliminés.
En fin d’intervention, un pansement modelant, avec des bandes élastiques en forme de soutien-gorge, est confectionné.
En fonction des gestes chirurgicaux à effectuer, l’intervention peut durer de 1 à 2 heures.

Après l’intervention : les suites opératoires (Augmentation mammaire)

Les suites opératoires peuvent être douloureuses les premiers jours, notamment lorsque l’implant est placé derrière le muscle grand pectoral. On a alors recours à un traitement antalgique pendant quelques jours. Dans le meilleur des cas, la patiente ressentira une forte sensation de tension.
Œdème (gonflement), ecchymoses (bleus) des seins et gêne à l’élévation des bras sont fréquents au début. Le premier pansement est retiré au bout de 24 à 48 heures et remplacé par un pansement plus léger, réalisant une sorte de bustier élastique confectionné sur mesure. La sortie a lieu 24 à 48 heures après l’intervention, puis la patiente sera vue en consultation deux à trois jours plus tard. Un soutien-gorge assurant une bonne contention est alors mis en place.
Le port de ce soutien-gorge est conseillé pendant environ un mois, nuit et jour. Si les fils de suture ne sont pas résorbables, ils sont retirés entre le huitième et le quinzième jour post-opératoire. Il convient d’envisager une convalescence et un arrêt de travail d’une durée de 8 à 10 jours.
Il est conseillé d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.

Le résultat (Augmentation mammaire)

Le résultat immédiat est normalement très satisfaisant, néanmoins, il peut être mieux apprécié à partir du troisième mois, délai nécessaire à l’assouplissement des seins et à la stabilisation des prothèses. Au-delà de l’amélioration esthétique, les répercussions psychologiques sont le plus souvent bénéfiques.

La question de la durée de l’implant

Une prothèse, qu’elle soit remplie de gel de silicone ou de sérum physiologique, a une durée de vie que l’on ne peut estimer précisément a priori puisqu’elle dépend de l’éventuelle survenue de complications. Ainsi, la durée de vie de l’implant ne peut être garantie.
Une femme porteuse d’implants est exposée au risque d’avoir recours à une intervention complémentaire de remplacement pour que l’effet bénéfique soit maintenu. Cependant, il faut savoir qu’a  priori, un implant de qualité n’a pas une durée de vie théoriquement limitée : il n’y a pas d’échéance au-delà de laquelle le changement d’implant est obligatoire. Ainsi, en l’absence d’usure ou de complication, l’implant peut être conservé aussi longtemps que la patiente le désire.

Les complications envisageables. Augmentation mammaire

L’augmentation mammaire par prothèses, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique des risques liés à tout acte médical aussi minime soit-il.
Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

  • En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin-anesthésiste informera lui-même la patiente des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte chirurgical professionnel fait que les risques encourus soient devenus statistiquement presque négligeables. Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.
  • Les suites opératoires sont en général simples au décours d’une augmentation mammaire par prothèses. Toutefois, des complications peuvent survenir, certaines inhérentes à l’ensemble des interventions de chirurgie mammaire, d’autres liées à la mise en place d’un corps étranger dans le sein qui sont des risques spécifiques aux implants mammaires.

1/ Les complications inhérentes à l’ensemble des interventions de chirurgie mammaire:
– la survenue d’une infection nécessite un traitement antibiotique et parfois un drainage chirurgical.
– un hématome peut nécessiter un geste d’évacuation.
– des altérations de la sensibilité, notamment mamelonnaires, peuvent être observés, mais la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 6 à 18 mois.
– l’évolution des cicatrices peut être défavorable avec la survenue de cicatrices hypertrophiques voire chéloïdes, d’apparition et d’évolution imprévisibles, qui peuvent compromettre l’aspect esthétique du résultat et requièrent des traitements locaux spécifiques souvent longs.

2/ Les risques spécifiques aux implants mammaires :
Ils sont de trois ordres qui varient en fonction de la nature du produit de remplissage de l’implant. Il s’agit de la formation de plis ou de vagues, de la survenue d’une contracture capsulaire péri-prothétique et enfin du risque de rupture ou de dégonflement.

Contracture capsulaire et coque fibreuse
La formation d’une capsule fibreuse autour d’un implant est obligatoire. C’est une réaction normale de l’organisme qui forme une sorte de membrane fibreuse autour de tout corps étranger afin de l’isoler et de se protéger (« membrane ou capsule d’exclusion »). Dans certains cas, cette membrane est le siège d’une évolution défavorable comparable aux chéloïdes des cicatrices cutanées : elle s’épaissit, se rétracte et forme une véritable coque fibreuse autour de l’implant. Il s’agit de la contracture capsulaire. On distingue quatre stades de fermeté qui vont de l’aspect normal, indétectable, aux formes sévères de coques avec sein dur, rond, fixé et parfois douloureux.
La fréquence de cette complication ne peut pas être globalement estimée puisqu’elle varie en fonction de l’indication, du type de la prothèse et de la technique opératoire. Cette complication est plus fréquente en cas de prothèse remplie de gel de silicone. La coque n’augmente pas le risque de rupture mais s’expose à une complication d’ordre esthétique. Une intervention chirurgicale peut corriger cette contracture par section de la capsule (capsulotomie).
Différents auteurs ont proposé des solutions techniques pour limiter l’apparition de cette contracture :

  • la position de l’implant derrière le muscle pectoral
  • la fabrication de parois rugueuses au niveau de la face externe de l’implant (prothèses texturées)
  • l’utilisation d’implants remplis de sérum physiologique

Rupture et dégonflement
Un tel incident survient à la suite d’une altération de l’enveloppe de la prothèse, c’est-à-dire à la suite d’un traumatisme violent, parfois d’un défaut de fabrication, mais surtout du fait de l’ancienneté de la prothèse (phénomènes d’usure).
Pour une prothèse contenant du sérum physiologique, il peut aussi s’agir d’un problème d’étanchéité de la valve de remplissage. Ce type de prothèse subit alors un dégonflement partiel ou total, rapide ou lent. S’il s’agit d’une prothèse pré-remplie de gel de silicone, le gel reste la plupart du temps dans l’enveloppe fibreuse qui entoure l’implant (fuite intracapsulaire). La fuite n’a alors aucune traduction clinique. Cependant, ce suintement intracapsulaire peut favoriser l’apparition d’une coque péri-prothétique.
Beaucoup plus rarement, en cas de brèche importante en relation avec un traumatisme violent ou une ponction à l’aiguille, le gel s’échappe au-delà de l’enveloppe fibreuse (rupture extracapsulaire). En petite quantité, il peut provoquer l’apparition d’un granulome à corps étranger sous forme de nodule (siliconome). En cas de rupture extracapsulaire importante (traumatisme), le gel se diffuse dans les tissus avoisinants, le sein prend une consistance très molle, des réactions inflammatoires peuvent survenir : l’explantation chirurgicale est alors nécessaire.

Questions :

  • Ce que vous devez savoir sur les implants mammaires

Est-il possible d’allaiter?

La mise en place d’implants mammaires derrière la glande mammaire ne semble pas avoir de retentissement sur l’allaitement.

Les prothèses mammaires favorisent-elles l’apparition du cancer du sein?

La relation entre cancer du sein et implant a été recherchée mais aucun lien entre les deux n’a été mis en évidence et l’implantation d’une prothèse mammaire n’augmente en rien le risque de cancer du sein. Les chirurgiens des centres anti-cancéreux utilisent régulièrement les prothèses mammaires pour la chirurgie reconstructrice.

La surveillance du sein est-elle possible?

La prothèse étant derrière la glande mammaire, la surveillance clinique est simple. La présence d’un implant peut modifier la capacité des rayons X à dépister le cancer du sein. Les patientes porteuses d’un implant mammaire doivent le préciser au radiologue qui pourra utiliser des méthodes spécifiques et adaptées (échographie, mammographie numérisée).

Qu’en est-il de la controverse sur le gel de silicone?

Les implants mammaires remplis de gel de silicone ont été accusés d’être responsables du déclenchement de maladies auto-immunes chez certaines patientes. Aujourd’hui, l’ensemble des travaux scientifiques sur ce sujet a apporté la preuve qu’il n’y a pas d’augmentation significative du risque de maladie auto-immune chez les femmes porteuses d’implants mammaires et en particulier de ceux remplis de gel de silicone.

Y a-t-il une surveillance après la mise en place d’un implant mammaire?

Il est nécessaire de se soumettre à des visites post-opératoires en fonction de la demande du chirurgien. Ultérieurement, la présence d’un implant mammaire ne nécessite pas de faire réaliser des examens en plus de la surveillance médicale habituelle mais il est indispensable de préciser au médecin que vous êtes porteuse d’un implant mammaire. Il est impératif en cas de modification d’un sein (durcissement ou au contraire ramollissement) de consulter un médecin (médecin de famille, gynécologue, chirurgien) qui saura juger s’il est nécessaire d’avoir recours à un examen radiographique ou échographique.

Telles sont les informations que nous pouvons aujourd’hui scientifiquement et loyalement vous apporter dans le domaine de la chirurgie de l’augmentation mammaire par prothèses. Au final, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une part d’aléas.
Le recours à un chirurgien plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et les compétences requises pour savoir éviter ces complications ou les traiter efficacement le cas échéant.

Ces éléments d’information vous étant apportés en complément à la consultation, nous vous conseillons de conserver ce document, de le relire après la consultation et d’y réfléchir « à tête reposée ». Cette réflexion suscitera peut-être de nouvelles questions, pour lesquelles vous attendrez des informations complémentaires. Nous sommes à votre disposition pour en parler au cours d’une prochaine consultation, par téléphone, voire le jour même de l’intervention où une rencontre est prévue avant l’anesthésie.

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